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Résume du chapitre 4 |
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Chapitre 4. La détermination des taux de change. Résumé
Pour une entreprise, analyser des investissements à l'étranger sans tenter de comprendre l'évolution des cours des devises apparaît difficile. De plus, tenter de prévoir l'évolution future des cours des devises permet aussi de mieux appréhender l'état des économies des pays où l'entreprise opère.
Les relations de base en économie qui lient les principales variables monétaires nationales et étrangères, c’est-à-dire les taux d'intérêt réel et nominal, les taux d'inflation et les taux de change sont :
la relation des taux d'intérêt qui associe les taux de change et les taux d'intérêt, et qui indique qu'une monnaie étrangère doit se déprécier à terme lorsque le taux d'intérêt étranger augmente plus que le taux d'intérêt national,
la parité des pouvoirs d'achat qui relie les taux d'inflation et les taux de change, et qui établit que si le taux d'inflation du pays étranger est plus élevé que le taux national, la monnaie étrangère doit se déprécier,
la relation internationale de Fisher qui indique que le différentiel d'intérêt entre deux pays est égal au différentiel d'inflation,
la relation de change à terme qui indique que si le marché des changes est efficient, le cours de change à terme est la meilleure prévision possible du cours de change au comptant futur.
Les analyses empiriques des différentes relations économiques internationales montrent qu'en dehors de la parité des taux d'intérêt, ces théories sont loin d'être corroborées par les faits. Elles donnent malgré tout des indications à long terme sur l'évolution des taux de change, ou tout au moins sur son sens.
La balance des paiements est la comptabilisation de toutes les opérations commerciales, financières et monétaires effectuées au cours d'une période donnée entre les résidents d’un pays et le reste du monde. Cette balance est établie selon le système traditionnel de la comptabilité en partie double. Le principe économique sous-jacent est que la balance résume les contreparties financières des transactions en biens, services et actifs financiers qui prennent place entre les résidents des différentes régions. Ainsi, d'un côté (le crédit ou le débit), on a la raison de chaque transaction tandis que de l'autre (débit ou crédit), on a la contrepartie financière.
Ainsi, tout enregistrement au crédit se traduit par une demande de monnaie nationale par les détenteurs d'autres monnaies (devises) alors que tout enregistrement au débit se traduit par une demande de devises par les détenteurs de monnaie nationale.
La balance des paiements ne peut jamais être déséquilibrée :
l'explication comptable est liée au principe de l'enregistrement en partie double,
l'explication économique en est la suivante : tout opération inscrite dans la balance des paiements se traduit directement ou indirectement pour une offre ou une demande de monnaie nationale. Or, sur un marché des changes non contrôlé, l'offre de monnaie est obligatoirement égale à la demande de monnaie nationale, l'équilibre se réalisant grâce au taux de change ; en conséquence, la balance des paiements est toujours équilibrée.
Il est donc erroné de parler de déficit ou d'excédent de la balance des paiements. En réalité, lorsqu'on parle de déficit ou d'excédent de la balance des paiements, on considère uniquement des sous-parties de la balance des paiements. Pour comprendre ceci, les différents postes doivent être examinés en détail.
La balance des paiements se décompose en quatre comptes : le compte de transactions courantes, le compte de capital, le compte financier et le compte dit d’erreurs et omissions.
Aux erreurs et omissions près, le compte financier est la contrepartie du compte de transactions courantes et du compte de capital. En simplifiant, il est égal au solde entre d’un côté les entrées de devises, des créances à court terme et à long terme et de l’autre côté les sorties de devises, des emprunts à court et à long terme. Un solde positif de cette balance correspond à un solde négatif du compte de transactions courantes.
Lorsqu’on parle de déficit ou d'excédent de la balance des paiements, on fait référence au solde soit des comptes de transactions courantes et de capital, soit du compte financier. La capacité de financement d’un pays vis à vis de l étranger s’obtient par l ‘addition des soldes du compte courant et du compte de capital. Aux erreurs et omissions près, le compte financier en constitue la contrepartie.
L'examen de la balance des paiements donne une indication sur l'état de la monnaie nationale. En période de défiance vis à vis de l’euro, les étrangers, craignant une dépréciation ou une dévaluation, se débarrassent au plus vite de leurs euros pour obtenir des devises, tandis que les résidents, qui disposent d'avoirs en devises ou de créances à l'étranger, ne sont guère pressés de convertir ou de rapatrier. On assiste donc à une amélioration de la position extérieure des banques (leurs dettes diminuent et leurs créances augmentent), ce qui conduit toutefois à une diminution des réserves de change de la Banque Centrale Européenne, puisqu'il faut des devises pour satisfaire les étrangers qui désirent vendre leurs euros. Au contraire, en période de confiance dans l’euro, les réserves de change s'accroissent du fait des banques. Ainsi, l'évolution de la position extérieure des banques agit comme une sorte d'amplificateur des déséquilibres de la balance des paiements.
Il existe une multitude de modèles permettant d'expliquer pratiquement toutes les évolutions des taux de change : l'approche keynésienne dite « de la balance des paiements », l'approche monétaire sans et avec rigidité des prix, les modèles d'équilibre de portefeuille, l'approche en termes d'actifs et l'approche en termes de « news » (informations non anticipées). Les modèles peuvent se distinguer selon le mode de transmission de l'impact d'une variable économique sur les taux de change, certains se focalisent sur les soldes du commerce extérieur ou sur la capacité de financement, d'autres sur la confrontation de l'offre et de la demande de monnaie. Ils peuvent se différencier aussi selon le fait qu'ils raisonnent en termes de flux ou de stocks. Ces distinctions entre les modèles keynésiens (approche classique de la balance des paiements) et les modèles monétaristes sont importantes car une évolution des taux d'intérêt, du niveau des prix ou encore du revenu national vont avoir une incidence opposée sur les taux de change.
Contrairement aux modèles économiques qui essayent de déterminer les variables économiques influençant les taux de change, les modèles statistiques et techniques se fondent uniquement sur le comportement passé des cours de change pour prévoir les cours de change futurs. Ils supposent que le marché n'est pas efficient et donc que toute l'information passée n'est pas incorporée dans les cours établis aujourd'hui.
Les modèles statistiques essayent de modéliser statistiquement la série temporelle des taux de change, ce qui permet de prévoir le cours de demain en fonction du cours d'aujourd'hui.
Les modèles techniques supposent aussi que l'histoire n'est qu'un éternel recommencement, et qu'il existe des phénomènes stables qui vont se reproduire. Ces méthodes sont essentiellement fondées sur des analyses graphiques et pour certaines, sur des indicateurs statistiques tels que les moyennes mobiles, mais sont généralement beaucoup moins élaborée que les modèles statistiques précédents.
Les méthodes de mesure de performance ont pour but de comparer les prévisions aux cours de change à terme, qui sont à la fois la prévision du marché et le prix auquel un investisseur peut établir un contrat pour prendre avantage d'une prévision spécifique. Les mesures de performance des différents modèles, économiques, statistiques, ...etc. indiquent clairement que la prévision des taux de change est un exercice difficile et qu'il n'y a pas de modèle permettant de battre systématiquement le marché.
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Plan du chapitre
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